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Eglise Sainte Eugénie

 L'église Sainte-Eugénie

La date exacte de consécration de l'église Sainte-Eugénie est le 8 juillet 1883

            1. Son origine: Mme de Finfe:

Rappelons tout d'abord les attaches soissonnaises de la charitable et généreuse Mme Eugénie de Finfe, à qui l'on doit l'église. Eugénie-Victoire Décamp naqui à Soissons le 1er septembre 1814. Elle était fille unique. Elle épousa en cette ville en 1832 Charles-Louis-Alphonse-Edmond comte de Finfe. Résidant à Paris, elle se trouva dès lors éloignée de sa ville mais celle-ci restait gravée dans son coeur. Les années passant Mme de Finfe eut la douleur de perdre son unique fils, puis son mari. Elle était peu connue physiquement à Soissons, mais après le bombardement de 1870, ce fut elle la 1ère qui adressa des fonds à la souscription publique pour restaurer les tours meurtries de St Jena des Vignes. Sa générosité envers sa ville natale, pour son embellissement, pour l'éducation des enfants d'un quartier populaire naissant et aussi pour manifester sa piété; s'exprima dans le testament qu'elle rédigea à Paris en 1876. Elle léguait 270 000 francs pour la construction de l'église, de sa place (appelée de nos jours place Finfe) avec l'érection d'une fontaine et de deux école (filles et garçons).

            2. Les réalisations:

Tous les travaux d'architecture furent confiés à Mr Truchy (architecte du centre hospitalier). Pour satisfaire au désir de Mme de Finfe, il devait oeuvrer dans un style autre que celui de la récente église Saint-Waast. Il se tourna vers le style byzantin, qui d'ailleurs venait d'^tre remis à la mode. Truchy pour modèle s'inspira de la cathédrale Sainte Marie-Majeure de Marseille. La première pierre fut posée en 1880. Trois années furent nécessaire pour amener à terme la construction de l'église dont les travaux étaient effectués par l'entreprise local Courcy. Son inauguration fut le 8 juillet 1883. Un mois plus tard les deux dômes de la façade reçurrent leurs cloches. Celles-ci furent fondues à Paris. La grosse fut nommée Eugénie.

           3. Ses vitraux:

Oeuvres d'Auguste Labouret, ses vitraux appelés "en dalle de verre" sont réalisés avec un verre coloré dans la masse, épais de 2 centimètres environs. Ce verre est parfois éclaté sur une face pour lui donner des effets changeants de coloration. Les morceaux de verre sont ensuite sortis et assemblés par un joint de mortier de ciment. Ces verrières, réalisées entre 1933 et 1937, ont été en parties détruites pendant la seconde guerre mondiale. Les plus anciennes se situent du côté gauche de l'église lorsqu'on entre.